Inspiration, des mots qui nous respirent.

30 décembre 2010

Mes Meilleurs voeux pour 2011 !

A vous Toutes et Tous,

Je vous souhaite une année toute simple, sans histoires,
habillée par Bien, Beau et Bon, un trio de stylistes tellement
bienvenus par les temps actuels.

Amitiés,
Filo Filo

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27 février 2010

Clôture du blog ...

Pour cause de lecture et d'écriture ...

M E R C I

à toutes et tous pour les échanges formidables et combien enrichissants !


Cependant, je viendrai de temps à autre vous lire,
chez vous "at home" sur la toile.


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(Gare terminus, photo Filo Filo)

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23 février 2010

Recueil de nouvelles INCONTOURNABLE !

«Silence, on tue !» de Sylvie St-Laurent - Vézina,

Editions La Fondation littéraire Fleur de Lys, 2009

Cet excellent recueil de nouvelles ne traite pas de crimes violents contre la personne mais de ceux, bien plus insidieux, que l’on perpétue avec des gestes ou des mots. Ce recueil propose une réflexion aux lecteurs. Combien de batailles inutiles livrons-nous, par orgueil ? Combien de blessures infligeons-nous par abus de pouvoir et par besoin de contrôle? Il en faut peu, parfois, pour blesser et laisser des séquelles.

Cette auteure québecoise présente un style que je trouve très personnel et particulièrement réussi dans ce recueil de nouvelles.   Elle excelle dans la création de textes courts, riches en métaphores originales  (souvent comiques) et en vocabulaire. 

J'ai craqué une fois de plus pour Sylvie et vous recommande chaudement la lecture de ses ouvrages que l'on peut découvrir sur le site :

http://manuscritdepot.com/a.sylvie-st-laurent.1.htm

Silence_on_tue

Un extrait :

Il s'agit de la nouvelle "Silence, on tue !" qui a généré le titre du recueil :

Le tapuscrit est terminé. Il a été posté. Dans sa naïveté de débutant, Maxime croit qu’il a écrit le chef-d’œuvre du siècle. L’auteur se voit déjà adulé. Les gens s’alignent pour le rencontrer lors d’une séance de signatures. Son roman est tellement palpitant qu’un producteur veut l’adapter pour le cinéma.

Il a le droit de rêver pendant que l’attente se prolonge. Trois mois plus tard, il n’a pas reçu de réponse à son envoi même s’il avait demandé un accusé de réception. Il téléphone à la maison d’édition. On lui apprend que dans le meilleur des cas, on pourra lui donner signe de vie dans trois autres mois, peut-être plus. Il ne sait pas encore que dans le pire des scénarios, il ne recevra jamais un mot, pas même une lettre de refus.

Suivant les conseils d’un auteur chevronné, Maxime décide d’envoyer son manuscrit à plusieurs maisons, simultanément. Un matin, dans la boîte aux lettres, il trouve une enveloppe à l’entête de l’une d’elles. Il la décachette avec fébrilité. Il est à quelques secondes de voir son rêve se réaliser.

Monsieur,

Nous avons pris connaissance de votre manuscrit et nous avons le regret de vous informer qu’il n’entre pas dans le cadre de nos collections, qui sont établies en fonction des besoins de l’heure et de l’exiguïté du marché.

Nous profitons de l’occasion pour vous remercier de l’intérêt que vous portez à notre maison d’édition…

Le premier choc passé, l’auteur se dit qu’il lui reste encore quelques chances. Il retrousse ses manches, ressort ses crayons et continue de pondre son deuxième chef-d’œuvre en attendant que le premier soit reconnu.

Quelques jours plus tard, Maxime lit, incrédule :
… Malgré la qualité de votre ouvrage, notre maison d’édition n’est pas en mesure de le publier. Votre roman n’entre pas dans nos priorités éditoriales.

Le même scénario se produit la semaine suivante, en des termes semblables :
… Votre roman ne correspond pas à nos politiques éditoriales.

Quelles sont donc ces politiques éditoriales ? demande l’auteur. Il ne le saura pas. Sa demande restera lettre morte.

« Notre agenda éditorial est complet jusqu’en 2010 », lui apprend le quatrième éditeur, le mois suivant.

Au moment où le désespoir le guette, il se souvient que Margarett Mitchell a essuyé 17 refus avec Autant en emporte le vent avant d’être éditée. Maxime espère ne pas battre le record de cette dernière.

« Le roman que vous nous proposez n’est pas sans qualités ni intérêts, mais nous sommes au regret de vous annoncer que nous ne pouvons pas le publier. Recevant plusieurs manuscrits par semaine, nous devons effectuer un choix qui, la plupart du temps s’avère difficile. De plus, comme notre programme de publication est complet pour l’année prochaine, nous sommes dans l’obligation de privilégier les textes qui appellent de près notre sensibilité.

Nous vous remercions d’avoir pensé à nous et nous vous souhaitons bon courage dans vos futurs projets. »

Maxime s’étonne de ne jamais recevoir de critique constructive. Si on lui disait par exemple à quel endroit il doit élaguer ou développer, quel point retravailler ou quoi peaufiner, il le ferait sans hésitation.

En réponse à ses prières, le sixième éditeur joint une grille d’évaluation du roman.

Après le titre du tapuscrit, il lit les critères dont le comité de lecture a tenu compte.

Syntaxe : 10/10
Orthographe : 9/10
Ponctuation : 9/10
Vocabulaire : 10/10
Transitions : 10/10
Style : 10/10
Intérêt : 9/10
Cohérence : 10/10
Crédibilité : 10/10
Originalité : 8/10
Libre de clichés : 10/10
Libre de jugements : 10/10
Total : 115/120
Clientèle visée : Adultes
Recommandation pour l’édition : oui.

Maxime jubile. Enfin, une année de travail sera couronnée. Il lance des hourras, il remercie Dieu même s’il est plus ou moins croyant et danse sur place. Il ne marche pas, il plane. Il se trouve sur un petit nuage de gloire, au-dessus des gens ordinaires.

Toutefois, il revient bien vite sur terre, lorsqu’il lit, ahuri, la lettre que l’éditeur a jointe à l’envoi :

« Malgré les recommandations positives de mon comité de lecture, je me vois dans l’obligation de refuser votre roman.

Le marché potentiel m’incite à la prudence. Je suis persuadé que j’aurais du mal à le vendre. Continuez, si ce n’est déjà fait, votre recherche d’éditeur.

Je vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets d’écriture.»

Après une nouvelle comme celle-là, pense Maxime, je n’aurai pas besoin de chance, mais D’UN MIRACLE.

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27 janvier 2010

Un coup de coeur

«Les Chaussures italiennes» d'Henning Mankell, Ed. Du Seuil, 2009.


Non, l'intrigue ne se passe pas en Italie ! On ne comprend la signification du titre qu'à la moitié du livre. C'est en Suède que se déroule cette histoire, sur une petite île de la Baltique, entièrement cernée par la glace pendant tout l'hiver.
Depuis la tragique bavure médicale qui a mis fin à sa brillante carrière de chirurgien, Fredrik Welin, 66 ans, vit reclus depuis une dizaine d'années avec pour seule compagnie une chienne et une chatte. Ses seuls contacts humains se résument aux visites du facteur. Un jour, une vieille femme épuisée surgit ...

Pendant un laps de temps compris entre deux solstices d’hiver et d’une mémorable soirée d’été, dans un espace délimité par une maison, une caravane, une île, une forêt, Mankell nous a peaufiné un récit sobre, intime, vibrant, empreint d'une profonde humanité. Les thèmes de la solitude, la peur, l’amour et la rédemption y sont traités avec excellence.

Livre à suspense, il se lit d'une seule traite, ne le ratez surtout pas !

Mankell_picture

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09 janvier 2010

Billet "OH" n° 2 - Maternité

Au vu de ces deux cartes, je ressens douleur, mal récurrent au ventre : l'Urbaine.  Douleur aux tripes : la Mère.  Ventre contre ventre, un point infini cependant nous sépare : le modèle « mère » nul et inexistant que l'Urbaine a imprimé dans sa matrice ! 

J'en ai souffert face à mon premier bébé, petit Poussin si adorable.  Aucune expérience dans mes bagages de jeune maman.  L'Urbaine nous avait appris l'art de la fessée, l'impatience et les  moyens radicaux pour se faire obéïr.  Mais de la tendresse, de la disponibilité, si peu.

Une de ses phrases retentit encore dans ma tête : « On aurait mieux fait d'acheter des cochons.  Ceux-là au moins, on aurait pu les revendre et ils nous auraient raporté quelque chose ».  La tête cogne. Les souvenirs défilent.  J'essaie encore et encore de comprendre. L'Urbaine, quel exemple de maternité nous as-tu légué … 

Je revois mon cheminement, ma construction de Maman auprès de mes deux enfants. Heureusement, il y a eu Bonne-Maman et mon amoureux pour l'écoute, l'attention, la tendresse, le partage des rires et des larmes, et … une solide organisation.

Trente et une années à rechercher, à atteindre l'attitude juste, au bon moment et ici. Aujourd'hui, une tristesse profonde de ma Minoute (mon second enfant) m'a aidée à retracer le chemin parcouru, depuis les entrailles de l'Urbaine jusqu'à ce 22 novembre 2009.  Dépasser un à un tous ses clichés, ses parti-pris, ses attitudes souvent ambiguës  face à ma soeur et moi.  Peu à peu, les expressions favorites de l'Urbaine, celles qui me hérissaient le plus, trottent dans ma tête.  « Oh, ces sales foutus moutards », ou encore « elle est de nouveau boumes cette sotte (tombée enceinte en Bruxellois), en parlant d'une voisine.  Le plus fort, c'est qu'elle a essuyé quelques larmes quand je lui ai annoncé que j'attendait mon Poussin, sa réponse étant : »Oh, ma pauvre fille ! ».

L'Urbaine, voici l'heure venue pour déposer ce fardeau une fois pour toutes à tes pieds. Sache que grâce à Bonne-Maman (ma belle-mère) et à mes nombreuses formations, je suis arrivée à me reconstruire autrement, entièrement hors des normes que tu nous avais imposées, à ma soeur et à moi.  Il m'a fallu trois décenies pour m'extirper de ton moule définitivement.  C'est pourquoi j'ai décidé de l'écrire, ce texte.  Je n'ai plus honte d'être mère, c'est-à-dire honte de na pas être à la hauteur, honte de penser que toi, tu as mis des enfants au monde sans avoir essayé de les aimer pour eux et non pour ton bon plaisir tout-à-fait relatif et occasionnel.

Face à ma Minoute et sa grande tristesse, je me sens enfin à même de l'écouter, de dialoguer avec elle et de la consoler.

Ce sont mes enfants qui m'ont appris à être Mère et je les remercie de tout mon coeur.

Les deux cartes du jeu "OH" qui ont été tirés sont (copyright Eos Interactive Cards) :

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05 janvier 2010

Premier billet "OH" : Funérailles

 Pierre Brieuc jette un coup d'oeil à sa montre.

  • Et alors, mes réservations pour Hanoï, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

  • J'appelle l'agence, Pierre.

  • Quoi, tu n'as pas encore réglé les formalités ?  Je te rappelle que le vol est prévu pour demain !

  • Pas de panique, ta chambre d'hôtel est réservée; reste juste le vol à confirmer. Un peu de patience.

  • Quelle belle assurance !  Tu te fiches de moi ?  Je suis énervé à te regarder lambiner.  Non, mais tu imagines la catastrophe si je manquais ce congrès ?

 

Pierre piaffe, tape du pied, puis sort du bureau de la secrétaire en claquant la porte.

Christine hausse les épaules.  Elle boit enfin son café presque froid.  Elle a l'habitude des sautes d'humeur du Prof. Pierre Brieuc, son chef de service, vissé perpétuellement à son emploi du temps optimisé.  Les seuls mots qui reviennent en boucle sont : calendrier, dates-butoirs, échéances, audits, publications, congrès, colloques …   A ce dernier mot, Christine esquisse un sourire : « Si on pouvait le colloquer une fois pour toutes !».  Jamais un bonjour, comment vas-tu, à tout-à-l'heure, courage …  Christine s'est accommodée de cette attitude depuis trois années. 

Aujourd'hui, elle n'en peut plus.  Elle range le combiné téléphonique et éteint son portable.  Elle froisse la note d'instructions de Pierre au sujet de Hanoï puis la jette à la poubelle.  Elle recouvre peu à peu sa sérénité légendaire.

Aujourd'hui, nous sommes le dix-sept décembre, jour des funérailles de la fidèle amie de Christine.  Evelyne, son maître à penser, l'a aidée à imprimer un sens à sa vie.  Christine s'est juré de participer à la crémation, quoi qu'il advienne.  Elle dépose sa demande de congé sur le bureau de Pierre et décide de filer à l'anglaise.

A peine a-t-elle enfilé son manteau, son chapeau et ses mitaines que la porte de son local s'ouvre.  Pierre revient à la charge.

  • Christine, je dois t'avouer que je ne suis vraiment plus satisfait de tes prestations. Tu n'anticipes aucune de mes activités et tu manques sérieusement de flexibilité.  Quant à ton efficacité, parlons-en !  Que se passe-t-il ?

  • Peux-tu répondre, s'il te plaît !  Je viens de te poser une question.

Cette fois, c'est Christine qui jette un coup d'oeil à sa montre.  Elle passe sa langue sur ses lèvres sèches.  Quelques secondes de silence s'égrènent encore.

  • Mais tu vas te décider à répondre !  Tu préfères une lettre de blâme, c'est ça ?

  • Il y a, Monsieur le brillant Prof. Brieuc, que je quitte votre service dès maintenant. Notez-le bien sur votre agenda, sur votre calendrier et là aussi où je pense.  Dans la vie, il est des événements qui priment sur les autres, des sentiments et des décisions aussi.  Là, je me rends à des funérailles et je règlerai ma démission en bonne et due forme demain matin.  J'ai perdu ma fidèle amie hier, foudroyée par un cancer du pancréas en cinq mois.  Voilà un événement important, prioritaire à mes yeux, Monsieur le brillant Prof. Brieuc.

  • Comme ça, toi !  En tout cas, toi, tu ne risques pas une foulure, ni même un cancer de la rate !

  • Peut-être.  Par contre, vous, vous êtes sur le point de donner naissance à une nouvelle forme pernicieuse de cancer, celui qui ronge votre organe principal, l'EGO !  Persévérez dans votre égocentrisme surdimensionné, votre « égomégalie », et vous tiendrez là un sujet de publication en or !  Votre carrière et votre aura internationales se verront  magnifiées.

Adieu, Pierre !


Les deux cartes du jeu "OH" qui ont été tirés sont (copyright Eos Interactive Cards) :

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26 décembre 2009

La délicatesse

Tellement subjuguée, Filo, qu'elle a envie de vous communiquer son enthousiasme !

 

 

En lisant l'accroche au dos du livre, j'ai cru qu'il s'agirait d'un roman pour midinettes, genre publié chez Harlequin.  Finalement, j'ai craqué sous les éloges de ma libraire chouchou et l'ai non seulement acheté, mais lu en deux traites !  Faut savoir que je lis à l'allure d'un limaçon surpris par la canicule.

 

 

C'est une belle histoire d'amour (ce que je lis rarement) entre une jeune veuve et un collègue de bureau plutôt discret, moche, mais qui saura se faire remarquer d'elle, bien malgré lui.  Sa délicatesse les amèneront à vivre des événements aussi inattendus que surprenants …

 

 

Ce n'est pas vraiment l'intrigue (quoique bien menée) que j'ai adorée dans ce roman, mais son style bien particulier ! Il joue avec les métaphores, les recettes de cuisine, les notes de bas de page suggérant une interaction avec le lecteur.   Il possède le sens de la formule élégante.  Ses phrases sont empreintes de fantaisie, de légèreté, d'humour décalé afin de souligner parfois des considérations très austères, très sérieuses sur l'humain.  Ma famille m'a surprise à pouffer de rire tellement son écriture est truffée de trouvailles, le tout agrémenté de poésie et de tendresse.

 

 

Bref, j'attends la sortie de son prochain roman, prévue en février 2010.

 

DSCN5686

 

«La délicatesse» de David Foenkinos, Gallimard, 2009.

 

Gallimard, 2009, 201 p.

 

 

Une interview : http://www.gallimard.fr/rentree-2009/DavidFoenkinos.htm

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22 décembre 2009

Voici le moment venu pour ...

vous souhaiter une belle fête de Noël et vous présenter mes meilleurs voeux pour 2010,

repris dans le fichier ci-dessous :

Les_quatre_bougies_de_l_Avent

Baloo1

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20 décembre 2009

Variations sur la météo

Silence …

Une journée décidée par la météo.  Et l'homme ?  Rien qu'un minuscule cristal de flocon tombé d'un nuage et déposé sur l'océan de neige recouvrant la terre.  Il ressent son infiniment petit, son impuissance, son inertie forcée face aux intempéries, face à cette Nature qui décidément le dépassera toujours.  La science aura beau faire, les scientifiques auront beau dire …  Copenhagen au vestiaire, les financiers actionnent les commandes sur la planète Terre en conformité avec leur protocole de …  Saint-Pognon.

Rarement je me suis sentie aussi démunie face aux hommes de mauvaise volonté.  Pas seulement suite à Copenhagen, ni même à la politique générale. Dans le monde spirituel aussi, nous ne sommes pas épargnés.

Mercredi passé, mon maître à penser , une nonne zen, est décédée d'un cancer fulgurant.  Après une « sécession » en mars dernier au sein de son dojo, lequel avait repris vigueur et activité intense cet été jusqu'à ce jour, voici maintenant que l'après-maître demeure incertain …  Déception pour celui-ci, querelle de pouvoir, incompréhension, pour d'autres et fouteurs de chienlit pour d'autres encore.

Je me sens triste, un peu vide et molle, face à la météo qui ne m'a pas permis d'assister à la crémation hier matin, face à la débacle de Copenhagen, face à mon zom qui souffre de courbatures parce qu'il a pris froid vendredi après-midi (je le frictionne bien aux huiles essentielles, ce qui me consolent puisqu'elles le réchauffent), face au fait que je suis même pas capable de prendre la voiture pour récupérer ma fille chez une de ses amies à une trentaine de kilomètres d'ici (verglas, vingt centimètres de neige, plus aucun bus en activité, la radio qui invite à ne pas sortir du tout … ) Heureusement, elle peut rester loger chez l'amie.  Merci !

Voilà Filo flagada dans ce blizzard.   Et les chats ?  Tina s'ennuie face à la fenêtre. Seul un rouge-gorge arrive à la dérider un peu.  Quant à Baloo, il n'y comprend rien à ce spectacle et tourne en rond, se lèchouille, entre deux roupillons.

Alors, je contemple ce silence et peu à peu, une sérénité s'installe, une quiétude vient habiter mon être profond et voilà que je me mets à respirer profondément.  Mais oui, c'est ici et maintenant que je vis.  Que je sois triste, nostalgique, ne m'importe plus.  Ce qui est, EST, et je l'accepte tel que c' EST.  Demain est un autre jour.

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Tina ci-dessus et Baloo ci-dessous (Photos : Filo Filo)

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15 décembre 2009

Le 18 décembre, premier anniversaire du blog de Filo Filo

Vaille que vaille, avec des hauts et des bas, le blog de Filo Filo aura vécu une année, surtout grâce à vous !

M E R C I  de tout coeur.


Les idées fourmillent, la créativité s'en mêle et l'envie de changement passe à la phase concrète :  le blog fait peau neuve au niveau de la forme, mais aussi au niveau thématique. Pour cette année 2010, Filo Filo propose un partage de billets courts (maximum 1.500 signes, espaces compris) mais spontanés.

Les contraintes que Filo Filo a choisies pour le "tissage" de ses nouvelles "toiles" émanent de deux supports.

1. Le jeu de cartes "OH", copyright et édité par OH Verlag à Kirchzarten (http://www.OH-Cards.com).

Ce jeu se compose de deux paquets de cartes, l'un comporte 88 cartes-images et l'autre 88 cartes-mot.
Un mot et une image inspireront un texte.

2. l'OULIPO,

OU, c'est Ouvroir, un atelier où l'on oeuvre pour fabriquer de la
LI, c'est de la littérature, ce qu'on lit et ce qu'on rature
PO, c'est "potentielle".

Raymond QUENEAU est un des responsables de cette littérature OULIPIENNE, c'est-à-dire, sous contrainte.

Filo Filo s'inspirera entre autres des "Exercices de style" de R. Queneau


Et voilà, comme ceci, vous savez tout.


  Rendez-vous à la Noël, pour un nouveau voyage à travers la blogosphère !


Train
(Photo Filo Filo : SNCF, compartiment de mon train quotidien)

 

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