16 octobre 2009
La vie, une partie de cartes ?
Et si la vie n'était qu'un jeu, une partie de Whist typiquement belge et appréciée des belges du bout du monde ? Comment jouer au mieu à cette partie qui serait ma vie ?
Qui suis-je ? Autant annoncer la couleur d'emblée : rouge ! Les coeurs en priorité sur les carreaux qui sonnent comme « cassés ». La prudence est de rigueur pour les noires, la famille qui pique et celle que l'on dit "bête à manger les trèfles".
Et si je devais retravailler le scénario de ma vie, sous quel angle l'aborder ? Celui du renouveau à dater de 2009 ? Quelle carte-phare s'imposerait à mon destin ? Le NEUF de COEUR ! Surtout, ne m'emballez pas si vous n'apercevez pas la moindre carte de cette couleur dans votre éventail. Je cherche la voie, le parcours de l'amour, de la sensibilité, de la passion de l'autre, de tous les autres.
« Trou ». Déjà ? Mais venons de démarrer. D'accord, je bouche, j'assume le bouche-trou, une fonction qui favorise l'observation, tout comme le « mort » qui passe son tour et distribue les cartes-outils, les cartes-atouts aux partenaires. Chacun y va de son savoir-faire et tape la carte en connaisseur. Un répit salutaire après une « abondance » bien engrangée ou à la suite d'un « grand schlem » capoté.
Bonjour les « petites » comme les « grandes misères » ! Grâce à vous j'évolue dans mon projet de vie. Vous excitez ces brins de créativité empoussiérés dans le château de cartes que sont mes chimères.
Abattons nos cartes. Qui de l'as, du roi ou de la dame mène dans l'arène ? Maîtres, me voici, votre humble valet pour mieux vous comprendre, me comprendre. Mais, ne vous méprenez pas, si votre tactique est de brouiller les cartes, je coupe : atout, va !
*
Et si je devais piocher une autre carte ? J'aimerais passer au jeu des « Cartes de l'enfant intérieur », celui de l'ouverture, celui de la vie en parfaite adéquation avec le cosmos. J'aimerais tant tirer « La Bonne Fée », membre de la famille des « Coeurs Ailés », la carte de tout les possibles pour un vécu conscient dans l'impermanence et l'interdépendance, ici et maintenant, avec vous toutes et tous.
04 octobre 2009
De l'impermanence
Bon dimanche à Toutes et Tous !
2009 est une année fertile en événements. Pourvu que le dernier trimestre soit un peu plus calme, oufti !
Demain, je devrai accompagner ma fidèle amie depuis plus de vingt années chez le véto pour soulager définitivement sa souffrance. Après Zoupette en janvier, ce sera ma Plupluch adorée qui fera partie intégrante de l'âme du jardin ...
C'est la vie et la mort en fait partie intégrante. Je suis étonnée de me sentir si sereine même si demain ce ne sera pas jojo.
Le 12 septembre dernier, une collègue chercheuse scientifique a été retrouvée sur l'autoroute E411 vers 3h00 ... Quel choc ! A 40 ans, écrasée par plusieurs voitures qui n'ont pu l'éviter ... Que faisait-elle là à pieds ? Beaucoup d'ombre sur cette disparition brutale. Elle laisse un compagnon et ses 4 filles. Hallucinant comme fin de vie, non ? Le labo est resté prostré toute la semaine qui a suivi.
Mon Schtroumpf sympa qui est déjà près du "burn out" en a pris plein la "poire", juste après avoir subi la super crasse du Schtroumpf pervers à mon encontre. J'espère qu'il va tenir le coup.
Allora, me direz-vous ? Ben, IMPERMANENCE ! Faut vivre avec, comme disent les Belges. Tel que c'est, c'est, vous dira le Zen. Là, je me concentre à l'acte de rédaction d'un billet : je suis consciente et présente entièrement dans l'action présente. Tout-à-l'heure ? Ben, ce sera pour tout-à-l'heure. Pendant que j'écris, la petite Tina ramenée de Hurtebise joue avec le cordon du PC. Pleine de vie, elle saute, accomplit des saltos en arrière, court derrière sa queue et glousse de plaisir. Du baume : merci Tinamour !
Ah, j'oubliais. Une bonne nouvelle : j'ai introduit une demande de réduction de mon temps de travail (pour les employés de plus de 50 ans) à mi-temps au lieu de 80%, et ce pour 2010. Pour être sincère, je commence à saturer, à en avoir un peu "ras-le-plumeau", familièrement exprimé. Ce qui signifie que je serai plus présente sur la blogo en 2010. Hip hip hip : hourrah ! Et mon amoureux ainsi que les enfants en profiterons d'autant mieux. Olé !
08 septembre 2009
C'est gagné !
Tout d'abord, un tout grand MERCI à toutes et tous pour votre soutien moral si précieux !
C'est gagné ! Les ressources humaines se chargent de me réaffecter au sein de l'Institution, et ... mon dossier restera vierge de tout blâme. Je pourrai quitter ce laboratoire la tête haute.
Toutes les parties concernées (ressources humaines, service du personnel et le Super Grand Schtroumpf lui-même) ont tous compris qu'il s'agissait d'un règlement de compte et d'un abus de pouvoir acquis tout fraîchement par le Schtroumpf Pervers (actuellement devenu Moyen Schtroumpf - "Pauvre Faculette !"). Bien sûr, personne ne prononce les mots justes, mais les sous-entendus sont éloquants.
La réunion "tribunal" a eu lieu le 26 août passé et, contrairement à ce qui était attendu par mes deux plaignants, ma défense à été reçue à 100%, une bonne claque envoyée au Pervers, qui a dû quand même reconnaître devant les deux autorités qui avaient convoqué ce face à face qu'il avait eu des manquements à mon égard. Il a été obligé aussi d'accepter que j'aie enfin une copie de la lettre de blâme.
Ma tension artérielle commence seulement à se régulariser depuis le week-end dernier et c'est avec sérénité que j'attends ma nouvelle réaffectation. Sincèrement, si je n'étais pas sportive et si je ne pratiquais pas zazen, je doute fort que j'aurais eu la force et surtout le courage d'affronter la situation le mieux possible. Car, il s'agissait en fait pour moi, petite employée rikiki touti mini, de faire la lumière sur les agissements d'un futur Moyen Schtroumpf. Sur l'échiquier de l'institution, c'est une pièce équivalente à un fou, à faire coïncer par le pion que je suis. Aucune erreur ne m'aurait été pardonnée.
01 août 2009
Le Moyen Schtroumpf a sévi !
Donnez leur une parcelle de pouvoir, et ils en usent, ils en abusent ...
Je ne sais plus qui avait dit ceci mais voilà encore une confirmation cruelle de cet adage. C'est la raison pour laquelle je suis restée muette sur le blog.
Lundi après-midi, coup de téléphone. La Gestion des Ressources Humaines me fixe rendez-vous pour vendredi matin. La raison ? Je pose cette question à mon supérieur hiérarchique, qui, très courageux, me renvoie au Schtroumpf grognon, celui qui vient d'être élu doyen de la faculette. Bref, là, je sens que ça pue et décide que je ne vais pas le lui demander. J'attends le jour J.
Bref historique. Dès le départ, j'ai dû me battre pendant les 4 premiers mois pour :
1) Obtenir un local décent pour travailler. J'étais logée à côté de l'unique photocopieur du plateau, sans aucune fenêtre.
2) Etre présentée au chef d'unité (j'étais dans le local copieur juste à côté du sien).
3) Recevoir un PC opérationnel et non pas un produit blanc de chez Carrefour non connecté au serveur de la fac.
4) Obtenir enfin une description de fonction claire et nette.
C'est le Schtroumpf grognon qui avait besoin d'une secrétaire à 50% et le chef d'unité pour 30%. Comme je suis quand même quelqu'un d'honnête (si, si, tout-à-fait, et je commence à douter : est-ce une qualité ou un boulet que je porte à mon pieds toute ma vie professionnelle), je leur propose un 40% - 40% vu que pour le Schroumpf grognon, il n'y avait pas de quoi remplir un 50%. J'ai obtenu que mon supérieur hiérarchique soit le chef d'unité soit mon supérieur hiérarchique et non pas l'autre, ce qui me semble logique.
Vous me suivez toujours là ?
Et bien, depuis lors, le Schtroumpf grognon ne m'a plus adressé la parole. Toute la communication se passait par courriel interposé. Il ne me passait plus les documents nécessaires à l'établissement des comptes, etc., etc.
J'ai vécu deux ans comme çà et ne m'en plaignais pas. Comme je suis d'un naturel solitaire, c'est pas du nouveau çà pour vous, finalement cette situation me convenait, ma vie sociale était ailleurs que dans cette unité.
J'en reviens au rendez-vous chez GRH. Le brave Schtroumpf grognon a été se plaindre que mon travail est totalement insatisfaisant et qu'il n'est pas content du tout, et qui plus est, le chef d'unité le rejoint dans cette appréciation ... Là, je tombe des nues pour la seconde personne. Il ne m'a jamais rien dit, aucun reproches, rien qui aurait pû me faire croire qu'il râlais lui aussi. J'explique tout, tout, tout à la Madame qui ouvre des yeux grands comme des soucoupes volantes. Elle pensait qu'il ne s'agirait qu'un ajustement des tâches et bien NON !
Vous l'aurez deviné, il s'agit bien d'un règlement de compte. Le Schtroumpf grognon que j'avais contré (pour pouvoir travailler efficacement) a les pleins pouvoirs de doyen depuis peu. Il peut non seulement se venger sur moi mais aussi sur le chef d'unité, vu que son poste temporaire de doyen le place au-dessus de lui pour 3 ans !!! Et, j'imagine qu'il lui aura mis la pression pour un petit "donnant-donnant", du genre "tu m'aides à saboter la secrétaire, si non ...".
Je suis arrivée à bien gérer émotionnellement parlant cette bien vilaine semaine, grâce au zen et au jogging. Mais j'ai quand même encore ma tension artérielle qui joue un peu au yoyo. J'ai confiance au GRH. J'ai déjà vécu un précédent où j'ai été accusée aussi injustement avec lettre de blâme à l'appui. Cette lettre a été annullée en avril dernier et ils savent que quand je reconte quelque chose, c'est pas du pipeau. Ils en ont déjà eu la preuve avec mon affectation précédente.
In fine, je suis contente de quitter ce labo. Le chef d'unité a trahi ma confiance et je quitte ces deux chiens sans avoir été contaminée par leurs puces. OUF, c'est dit et voilà qui m'aide à supporter. Décidément, mon karma est d'ordre professionnel.
Allez, bonne fin de semaine à vous Toutes et Tous !
23 juillet 2009
Moi, je porte des sandales, même en hiver.
Incipit-consigne d'un texte écrit
à
Hurtebise
en juillet 2009
Moi, je porte des sandales, même en hiver
Mes doigts de pieds sont une offrande au vent
Les flocons de neige s'agrippent à mes talons
Le verglas crisse, enjambe mes semelles
Mes pieds agonisent, sonnent le glas !
J'avance, j'avance en silence
J'avance en souffrance vers un uni vert
Je veux partir, devenir jardinier du désert ou ...
Pilote de mongolfière, m'envoyer en l'air
Je suis Neil Amstrong dans la lune
Scarabée de coeur entre Vénus et Mars
Je frôle les tempêtes solaires
Je suis bercé dans le giron de Mère voie lactée
Moi, j'ai disparu de ma planète Terre
Adieu sandales, il n'y a plus d'hiver !
Juste, un tout petit fait divers ...
17 juillet 2009
Session Hurtebise
Bien, pour faire plaisir à Alainx, voici un billet "compte-rendu" de mes impressions lors de la session sur le visage (6 au 10 juillet dernier).
Il faut savoir que je ne suis pas quelqu'un de discipliné mais plutôt une sauvageonne en quête de solitude et de coins Nature à savourer sans modération ... Ce qui fait que j'ai délibérément "sauté" les soirées, sauf celle du débat sur la greffe du visage avec le Dr Benoît Lengelé.
J'ai aussi biffé une conférence de mes tablettes, celle de Madame Sforza et la danse des Pèlerins ... Acceptez toutes mes excuses, Madame.
L'illustration vous montre le chemin de randonnée que j'empruntais tous les jours, et même parfois plusieurs fois par jour. J'y ai rencontré des lièvres et même un chat sauvage au détour d'un virage ! Qui se ressemble se rencontre, dit-on ...
Ce chemin m'aidait à me ressourcer, à m'émerveiller, à me ré-ancrer entre confs, ateliers et repas. L'Amitié partagée est indicible. Les moments de rencontres avec l'Autre, d'émotions et de jubilation étaient si forts, si denses, qu'il me fallait prendre du recul dans le giron de Mère Nature pour ne pas perdre pieds.
Les ateliers d'écriture menés de mains de fée par Coumarine m'enchantaient mais me fatiguaient beaucoup. Chacune y donnait le meilleur d'elle-même pour les autres. On y riait beaucoup aussi. Certaines versaient des larmes salvatrices parce que trop longtemps retenues.
Les textes présentés par Coume et Soeur Marie-Raphaël m'ont beaucoup émue, criant de vérité, poignants pour certains, tellement réels pour d'autres. J'ai adoré le texte d'Alain Rohan sur le black. Je vis ce genre de comportement du blanc vis-à-vis du noir toutes les semaines, mais dans d'autres contextes (dans ma faculette, par exemple) et c'est sans doute la raison pour laquelle ce texte a titillé mon petit côté rebelle, révolté. J'ai pondu un texte sur cette thématique lors d'une consigne proposée par Coume. Je déposerai ce texte comme billet prochain.
Allora, ce qui m'a profondément remué telle une lame de fond au coeur de mes entrailles, c'est précisément la conférence sur le visage, suivie du débat, présentés par Gabriel Ringlet et le Dr Benoît Lengelé. Ce chirurgien sort du commun des mortels dans sa pratique et dans sa démarche de vie. Voilà un homme de pointe au niveau scientifique, mais qui allie symbolisme, intuition, amour de la beauté et compassion. Ben, là, j'en avais les larmes aux yeux et la promenade juste après la conf. m'a décanté toutes ces impressions, images et idées qui défilaient à vive allure dans ma tête de piaf. J'avais l'impression d'avoir vécu, en chair et en os, une intervention, mais dans la peau de ce chirurgien. Bon, là je n'arriverai pas à décrire avec des mots. C'était comme si je vivais une transfiguration de moi-même. La promenade m'a donné pas mal d'éclaircissements sur moi, des réponses à des questions métaphysiques, et un sens à imprimer à mon écriture. Voilà.
Un doute est devenu aussi une certitude. Lors de l'office du vendredi midi qui clôturait la session, célébration eucharistique chrétienne à laquelle j'ai participé (il y au moins 30 ans que je ne mets plus les pieds à l'église !), j'ai ressenti une belle communion d'humains, une belle tolérance des uns vis-à-vis des convictions des autres, et je me suis dit :"Deshimaru a raison, il n'y a vraiment aucune incompatibilité entre zen et christianisme". Je me suis sentie bien présente. Bon, c'est vrai qu'en chantant des psaumes, je me suis dit que les cathos feraient quand même bien de réviser tout ça et actualiser ... M'enfin, même si c'était niais, candide, complètement décalé, ils m'ont fait sourire et je ne me suis pas ennuyée.
Qu'ajouter de plus, sinon que "La Providence" a mis sur mon chemin un adorable chaton, souvenir bien vivant d'Hurtebise. C'est une vraie arsouille !!! Oh la la !
15 juillet 2009
Tina MOER de Hurtebise
Voici la petite merveille ramenée du Monastère Notre-Dame d'Hurtebise !
11 juillet 2009
Tête en l'Hair
Atelier partage d'écriture, animé par Coumarine à Hurtebise
1ère consigne :
dessiner un visage les yeux fermés et écrire à propos du dessin obtenu (le tout en 30 minutes environ).
Ben, ma foi, voilà ce qui est sorti du feutre tenu entre mes petits doigts maladroits quand ils ne voient pas ...
Je m'appelle Tête-en-l'Hair, une véritable tête en l'air
Fille de la Soupière du Marais
Je suis bien en chair, bien dans ma peau
D'idéation lumineuse, je suis fille de réverbère
Mes cheveux grouillent de secrets pour moi
Ils se dressent telle une armada de vers, se rebellent
Une p'tit coup de ciseaux magique les précipitent en émoi
Vous l'avez deviné, je me coiffe entre deux godets de mirabelles
Je me trouve re-belle, les mèches en pétards
Mes sourcis lévitent sur mes yeux
Je porte un nez vaste comme un hangar
Juché sur une bouche dessinée de mon mieux
Je m'appelle Tête-en-l'Hair, une véritable tête en l'air
Vous jugez mon visage de manière sévère !
Je ne suis peut-être que le reflet éphémère
De ce que vous appelez un "transfert" ...
10 juillet 2009
Session à Hurtebise du 6 au 10 juillet 2009

Coucou tous les amies et amis blogueurs.
Juste la photo de mes super "potes" blogueuses, Coumarine et Tilleul. Là, nous avons eu la chance et la joie de partager des moments d'Amitié indicibles.
Une autre personne collait vraiment à notre petit groupe d'intimes du blog, Ninette (merci pour ton Amitié aussi, Ninette !).
Votre humble reporter photographe a préféré remettre le reportage à Coume (demain) qui choisira commentera cet inoubliable session sur le thème du "VISAGE".
Ce week-end, je vous le promets, je déposerai un texte issu de l'atelier partage en écriture animé de main de fée par Coumarine. Il ne me reste qu'à vous dire que les textes dits par Coume et Soeur Marie-Raphaël parlent, émeuvent. Et, Ceux l'Alain Rohan m'ont interpellée pas mal, oui, oui ! Surtout celui sur les Blacks (ben, tu m'étonnes).
Donc, rendez-vous demain ou dimanche ! Ah, j'oubliais, j'ai ramené un petit chat trouvé par les louvetaux du coin. Il est chouchouté dans les bras de ma fille. Si c'est une femelle, ce sera TINA (Tinamour, hi hi) et si c'est un mâle, ce sera Mehdi !
03 juillet 2009
La semaine du 6 au 10 juillet ...
sera dédiée quasi exclusivement à l'écriture. En effet, Coumarine anime cet atelier prometteur à Hurtebise, dans un monastère de Bénédictines. Thème : le visage. Tilleul sera des nôtres aussi.
Que d'eau sera apportée à notre moulin de mots ...
Alors, patience et encore patience avant de reprendre le clavier un peu plus régulièrement. MERCI !
A toutes et Tous, je vous souhaite déjà un été fabuleux.
Snulle ou pas, la petite mule, à qui vous allez manquer.






